Highslide for Wordpress Plugin
Teletong.fr : c'est encore meilleur quand c'est partagé ! Rechercher sur le site
Partager sur FB     Partager sur Twitter  
RSS
RSS
Déjà
2596937,2 visiteurs !
Dernières images du site
Expo "Ta Mer En Tong" Brochure serrures Picard 2012 - Des petites tongs pour agrémenter le quizz (détail) 2012 - Des petites tongs pour agrémenter le quizz 2012 - La tong Télécom Bretagne : un must-have pour les étudiants !
Deux images au hasard…
Marmara en tongs "King Tong, le retour"
Commentaires récents
Partager cette page :


Tong ou espadrille ?

Au cas où vous seriez en train de naviguer sur ce site en vous posant cette question, voici une réflexion (pas de nous…) sur le “portrait-robot” des porteurs de l’une ou l’autre de ces chausses. Mais avant cela, une publicité subliminale…

 

 

 

Êtes-vous tong ou espadrille ?

 

 

Les deux chaussures stars de l’été se croisent sans se rencontrer. Elles symbolisent deux univers très opposés.

L’été est une affaire de pieds. Les exposer ou non ? That’s the question. Le débat entre les adeptes de la tong et ceux de l’espadrille se situe à ce niveau-là. Interrogation terre à terre ? Au contraire, comme nous l’apprend la médecine chinoise, tout part des pieds.

Le porteur de tong (de gougoune au Québec, de slash en Belgique) aime les aérer, les exposer. Pour des raisons autant hygiéniques que philosophiques. L’orteil offert au soleil et à la poussière symboliserait la liberté de pensée et le refus des convenances. Il traduit aussi un rapport spécifique à la nature. Le «tongiste», que l’on imagine dévorer les romans de Le Clézio et se repasser en boucle le film de Sean Penn In the Wild, recherche le contact avec les éléments et vante la résistance tout-terrain et tout climat de ses chaussures. Tandis que le champ d’exploration de «l’espadrilliste» est plus limité. Une averse ou une vague intrusive sur la plage le contraignent à ôter les siennes.

Le «tongiste» adhère plutôt à la nouvelle mode de la transparence. Il n’a rien à cacher. Et en attend autant des autres. Plus proche du cardinal de Retz, l’adepte de l’espadrille pense que l’on ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment».

Question de principe aussi. Pour «l’espadrilliste», même par fortes chaleurs, on doit respecter une certaine tenue. La décontraction s’arrête là où commence l’intimité. Le morceau de toile fait toute la différence. Quel que ce soit son coloris, il fait office d’étendard pudique. Même si certains membres de la tribu espadrille n’hésitent pas en s’en défaire parfois pour laisser respirer leurs talons. Une faute de goût impardonnable, selon les puristes.

Aux yeux de «l’espadrilliste» sourcilleux, la tong incarne le négligé et le je-m’en-foutisme. Et l’horreur absolue quand elle franchit le seuil de son bureau. Il fustige notamment le bruit produit par les tongs. Ce «schlik schlack» désinvolte et désobligeant. Alors que lui glisse sur le sol tel un lézard serein.

Hypocrisie ! S’insurge le «tongiste», qui revendique une tradition plus que millénaire. La tong ne remonte-t-elle pas à l’Égypte ancienne? Alors que l’espadrille date d’hier (1890)… N’était-elle pas portée par les impératrices romaines ? Alors que sa cadette est née aux pieds de paysans pyrénéens.

Le «tongiste» voit dans l’espadrille le cheval de Troie de l’autoritarisme et de l’ordre moral. Dans l’Espagne franquiste, un décret royal n’en a-t-il pas imposé le port à l’infanterie ? Pour se défendre, l’espadrilliste invoque ses icônes impertinentes ou excentriques, Salvador Dali, Jackie Onassis et Gaston Lagaffe en tête, qui ne passent pas pour des béni-oui-oui.

L’espadrilliste aurait de quoi se vanter : sa chaussure fétiche est travaillée par les plus grands chausseurs tandis que la tong a du mal à sortir des échoppes du bord de mer. Craignant la banalisation, le tongiste va désormais chercher son salut chez les fabricants brésiliens. Ne lui dites plus qu’il porte des tongs, mais des havaianas.

Le tongiste et l’espadrilliste ont néanmoins un point en commun: la faible espérance de vie de leur chausse estivale. Mais l’espadrille s’effiloche tandis que la tong succombe brutalement. Ce qui induit un rapport différent au temps selon que l’on porte l’une ou l’autre. D’un côté, «laisser le temps au temps»; de l’autre «ce qui est pris n’est plus à prendre». Autant dire que l’on ne passe pas de l’une à l’autre impunément.

 

 

Tongs VS Espadrilles

 

 

Par Sébastien Le Fol
Directeur adjoint de la rédaction, Le Figaro
29/07/2010

Aucun commentaire pour “Tong ou Espadrille ?”

Écrire un commentaire

A vous la parole :

Teletong Around the World
Teletong World Map
Sondage

Il parait que teletong.fr a un peu changé de look...

Loading ... Loading ...
Tous les sondages

sur Facebook,
mais aussi...
Teletong on Google+   Teletong on Twitter
Google+  et  Twitter
Sponsors + ou – récents
Solutong Yop teletong
En direct du tongoscope
Clément Cool Bleues Janpi New Zealand
Teletong
Sur votre iPhone
Teletong sur iPhone

Entrez votre adresse email pour vous abonner à ce site et recevoir une notification (par email, donc...) lorsqu'une nouvelle news est postée.